« Ce sont essentiellement des populations d'origine basque, bretonne et normande qui vinrent peupler l'archipel. En Bretagne c'est la côte nord qui est la mieux représentée; en Normandie, le département de la Manche; la côte de Granville à Saint-Malo, autour de la baie d'Avranches, vint fournir une bonne partie de la population de l'île aux Marins, cependant qu'à Miquelon se joignait à la fin du XVIIIe siècle un élément acadien, dont on perçoit encore la trace.

Il suffit aujourd'hui d'ouvrir un annuaire de téléphone pour retracer sans peine les origines de la population : nombreux sont les patronymes basques comme Apestéguy, Arantzabé, Arrozaména, Borotra, Capandéguy, Delizarraga, Detcheverry, Goicoétchéa, Ilharréguy, Urdanabia, Urtizbéréa; bretons : Gloanec, Lehuenen, Lesoavec; normands : Andrieux, Autin, Blin, Lesénéchal, Perrin; acadiens : Cormier, Landry, Lévêque, Poirier, Vigneau.

Le second élément déterminant fut une immigration anglaise aux périodes de prospérité de l'archipel : Terre-Neuve – très pauvre – vit en effet de nombreux ressortissants, jeunes hommes mais aussi et surtout jeunes femmes, venir travailler à Saint-Pierre, soit au XIXè siècle, soit pendant la prohibition. Peu d'hommes ou de familles se fixèrent (quelques patronymes demeurent comme Cusick ou Miller), mais de plus nombreuses jeunes filles, souvent employées comme domestiques, s'y marièrent. » (Olivier Guyotjeannin, « Saint-Pierre et Miquelon », L'Harmattan, 1986)

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